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Salvador Dalí | La persistance d’une mémoire qui se transmet

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De l’impressionnisme qui l’influença grandement lorsqu’il était jeune, au surréalisme dont il devint l’un des maîtres les plus influents, l’œuvre de Salvador Dalí tient une part significative dans le processus de création de bon nombre d’artistes. Et notamment dans celui de Max Rovira. Entre appropriation, réinterprétation et invocation, celui-ci contribue à la perpétuation d’une vision. Celle née dans une petit village de pêcheurs du nom de Portlligat.

Rationaliser le délire pour rationaliser le processus de création qui l’animait. Tel était l’un des objectifs de Salvador Dalí lorsqu’il inventa la méthode paranoïaque-critique. Autrement dit, un procédé de création applicable à tous les arts qu’il définissait comme “une méthode spontanée de connaissance irrationnelle, axée sur l’objectivation critique et systématique des associations et interprétations délirantes.

Marqué très jeune par la mort de son frère neuf mois seulement après sa propre naissance, Salvador Dalí entretient dès lors une relation particulière avec son moi profond. Elle le mène sur les chemins tortueux d’un inconscient dont il prend coutume de distinguer chaque forme d’expression y compris le rêve. D’ailleurs, c’est par lui qu’il réalisera en 1951 l’une de ses plus majestueuses toiles. Et ce, dans le fond comme dans la forme. En l’occurrence, Le Christ de Saint Jean de la Croix.

Toujours plus près des anges

L’œuvre tant picturale, sculpturale que littéraire de Salvador Dalí est intimement liée à sa découverte de la psychanalyse. Mais aussi à son culte pour ses pairs à l’instar de Pablo Picasso, Léonard de Vinci, Raffaello Sanzio et Vermeer. Du Portrait de mon père en 1925 à La Désintégration de la persistance de la mémoire en 1954, il n’aura de cesse de repousser les frontières de réalités doubles. Celles invisibles à l’œil nu, à l’esprit éveillé et à une perception unidimensionnelle du monde et de l’existence.

Salvador Dalí m’impressionne avant tout par l’étendue de son œuvre”, explique Max Rovira. “Lorsque j’ai visité le Théâtre-musée qu’il créa de son vivant à Figueres, sa ville natale, j’ai été bouleversé par le travail que chacune de ses créations recelait. Le nombre de ses toiles est impressionnant. Tout comme la superficie de plusieurs d’entre elles.” La vie de Salvador Dalí préfigure la stratégie de culte de l’artiste star d’Andy Warhol. Elle constitue l’une des plus folles aventures créatives du XXe siècle. Ainsi, au contact des plus grands artistes européens et américains, l’éternel dandy prend désormais la pose pour Max Rovira à titre posthume. Dans ses moustaches en croc empruntées à Diego Velázquez, l’emblème d’une rage de conquête. Dans son regard, Le Grand masturbateur défiant le temps, l’atome, la mort et les dogmes pour le plaisir d’être tous. D’être un. Pour toujours.


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